Interview de Raphaël par... Sandra
Sandra Ribeiro : Salut Raphaël.
Raphaël Doub : Salut Sandra.
S.R. : Première question ; comment te sens tu dans le groupe par rapport à ton groupe de l’an passé ?
R.D. : Avant j’étais en groupe que 2 fois par semaine donc ce n’est pas vraiment comparable avec cette année. Je me sens vraiment très à l’aise dans le groupe de l’INSEP surtout en tenue de Rahan (cf. vidéo du saut à Vittel).
S.R. : En rapport à la charge d’entraînement, aux musculations, est-ce que tu a réussi à t’adapter ?
R.D. : Au début, j’ai eu de bonnes courbatures mais ça va mieux. J’ai déjà eu des entraînements plus durs lorsque je me préparais pour le 400 mètres. J’ai un médecin qui m’a dit que j’étais raide (musculairement parlant) mais que je récupérais vite car j’ai un taux d’oxygène dans le sang qui me permet de récupérer plus vite. Donc, j’encaisse bien. Enfin, j’encaissais bien jusqu’au stage de Vittel où je me suis blessé à la cuisse.
S.R. : Quelle est ta meilleure performance, ton record ?
R.D. : 4m90, l’été dernier.
S.R. : Et quels sont tes objectifs pour cette année ?
R.D. : J’aimerais bien faire 5m30.
S.R. : Très bien. On en a fini avec les questions purement sportives. On va donc pouvoir aux questions plus intimes. Tu es un garçon mystérieux et discret. Alors pour commencer, as-tu une copine ?
R.D. : C’est incroyable mais oui, j’en ai une.
S.R. : Et depuis combien de temps ?
R.D. : Attends, il faut pas que je dise de connerie [il regarde dans son portable]. 11 mois tout juste aujourd’hui.
S.R. : Et en ce qui concerne ta coupe de cheveux, tu as toujours eu la même ?
R.D. : Non, j’ai les cheveux long depuis seulement 2 ans. En STAPS, cette coupe de cheveux fait figure d’exception mais en musicologie, c’est plutôt l’inverse. Cette coupe de cheveux c’est un état d’esprit.
S.R. : Est-ce que ça t’arrive souvent qu’on te confonde avec une femme ?
R.D. : Jusque là, ça m’est arrivé 3 fois mais uniquement quand on me voit de derrière.
S.R. : Pour revenir rapidement à la perche, comment es tu venu à cette discipline ?
R.D. : Au début, je faisais des épreuves combinées. J’en ai fait jusqu’en cadet mais j’avais une attirance plus forte pour la perche car c’est une discipline à risque avec un bon état d’esprit.
S.R. : Pourtant, tu parais calme ?
R.D. : C’est vrai, je suis de nature calme et posé mais ce n’est qu’une apparence. A la perche, je suis fou fou. Je m’exprime plus à travers mon corps ou mon piano qu’à travers ce que je dis.
S.R. : Donc tu es musicien dans l’âme ?
R.D. : Oui, ça c’est évident. L’avantage avec la musique c’est qu’on peut en faire toute la vie, le sport c’est plus limité.
S.R. : Accordes tu plus de temps à la musique qu’au sport ?
R.D. : Non, j’accorde le même temps aux 2 : 3 heures de pianos par jour, idem pour l’entraînement.
S.R. : Arrives tu à associer la perche le boulot et le piano ?
R.D. : J’ai un emploi du temps rigoureux, sans extra. Je ne regarde jamais la télévision car je n’en n’ai pas. Pareil pour internet hormis à Vittel où j’ai pu visiter des sites très intéressants... En ce qui concerne les sorties, j’en fais très peu. En résumé, j’accorde 6 heures par jour à mes études (CAPEPS), 3 heures au piano et 3 heures à la perche. Après, c’est du repos…
S.R. : Et comment tu fais avec ta copine ?
R.D. : Ma copine est sur Strasbourg. On ne se voit que toutes les 2-3 semaines. On a trouvé un équilibre comme ça. Et puis, on s’envoie des lettres régulièrement.
S.R. : Des lettres ???
R.D. : Oui des lettres avec des timbres ça existe encore (rires). On se voit peu mais le manque crée le désir…
S.R. : Merci Raph pour ta franchise. Je te passe le témoin pour l’interview de la semaine prochaine… par lettre (rire).
R.D. : Merci à toi Sandra pour cette interview un peu indiscrète…